Madagascar peut miser sur un formidable tourisme culturel

Après la première édition organisée il y a deux ans, le deuxième Congrès international sur les civilisations du monde et les itinéraires historiques (15-16 novembre 2018) s’est conclu à Sofia (Bulgarie). Dans le cadre de l’Année européenne du patrimoine culturel et de l’Année du tourisme UE-Chine, la rencontre a étudié comment le tourisme le long des itinéraires historiques peut contribuer à la sauvegarde et à la promotion du patrimoine culturel matériel et immatériel.

Le Congrès, organisé par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) et par le Ministère bulgare du tourisme, a exploré le rôle des organismes publics nationaux et régionaux pour développer les itinéraires historiques, en particulier trans-frontières. Il a réuni des ministres de quatre continents et des experts des secteurs public et privé représentant des itinéraires de tourisme culturel aussi emblématiques que la Route 66, les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, la Route des Phéniciens et la Route de la soie.

« Les itinéraires historiques peuvent contribuer pour beaucoup à faire connaître, dans toute leur singularité, l’histoire, la culture et les beautés naturelles des territoires qu’ils traversent. Ils peuvent être un bon moyen d’assurer la promotion et d’accroître la compétitivité touristique de nombreuses destinations » a déclaré le Secrétaire général adjoint de l’OMT, Jaime Cabal, en ouvrant la rencontre. 

Pour le cas de Madagascar, la force du lien entre culture et tourisme trouve son explication dans l’acte de loisir qui conjugue à la fois découverte et aventure. 

Madagascar peut miser sur un formidable tourisme culturel
Madagascar peut miser sur un formidable tourisme culturel by Hôtel*** Restaurant gourmand Coco Lodge Majunga.

Les deux concepts révèlent un sentiment de partage hors de son lieu de résidence et mû par des motivations diverses (plage, découverte, campagne, soleil, affaires, pèlerinage, spectacle, …).
« Découverte et aventure se concrétisent dans un choix de destination et de formes de voyage et de séjour, renvoyant tous deux à des paramètres de l’ordre de l’identitaire, de l’imaginaire et de la représentation », conçoit Miandriarijaona Razafimahefa, directeur exécutif de l’Office régional du tourisme d’Antananarivo (Ortana).
Néanmoins, estimer le tourisme culturel comme une catégorie spécifique de lien entre culture et tourisme, c’est considérer qu’il se rapporte à une décision consciente de se cultiver par divers moyens touristiques.
« La culture est l’une des parties intégrantes dans la promotion du tourisme. C’est un moyen par lequel un voyageur visera à élargir son horizon intellectuel », souligne-t-il.
La notion de tourisme culturel a besoin d’être plus clairement définie : existe-t-il des marchés spécifiques, au regard de spécificités, d’une part, des offres de la filière, et d’autre part, des pratiques des touristes ?
« Même si nous sommes loin du compte, en nous référant aux autres pays pour parler des motifs qui peuvent inciter les touristes chez nous, je pense que Madagascar possède une richesse culturelle considérable. Mais si on compare le tourisme culturel à l’écotourisme, la première citée mérite d’être vulgarisée. Il suffit simplement de faire connaître et de promouvoir cette richesse afin que chaque citoyen reconnaisse cette valeur », continue le responsable au sein de l’Ortana.

Monuments et artisanat

L’artisanat malgache, les instruments de musique traditionnels souvent collectionnés par les globe-trotters, les festivals de musique où ont eu lieu des rencontres culturelles… : les formes de tourisme culturel peuvent être variées. La découverte d’une nouvelle culture et d’un nouveau pays, la visite du patrimoine ou bien un voyage motivé par une manifestation culturelle constituent autant d’incitations.
Les voyagistes concernés s’appuient quant à eux sur l’intervention de conférenciers spécialisés qui accompagnent le voyage. L’effectif des circuits est le plus souvent assez réduit pour assurer une visite paisible et profitable des sites. Généralement, l’intervention d’un conférencier ne diminue pas le rôle du guide local.
« Le tourisme culturel comporte un sens très large. Si des touristes culturels sont des voyageurs dont le motif culturel est au centre du voyage, on peut aussi considérer comme des touristes culturels ceux-là qui veulent se reposer et qui, dans 80% des cas, visitent au moins un monument ou assistent à un événement culturel sur leur lieu de vacances », argumente Miandriarijaona Razafimahefa.
La culture et le tourisme se complètent afin de permettre au voyageur d’approfondir la connaissance d’une civilisation, de l’histoire et de l’actualité du pays visité. Les croisières culturelles sont le plus souvent des croisières à thème.

Un outil de sauvegarde du patrimoine

Nul besoin de preuves pour soutenir l’affirmation selon laquelle le tourisme peut être le meilleur ami aussi bien que le pire ennemi du développement.
Étant donné le poids économique de l’industrie touristique, actuellement considérée comme la plus importante du monde devant les industries automobiles et chimiques, une grande attention doit être accordée à ce phénomène aux dimensions multiples et aux conséquences planétaires.
L’impact du tourisme est tel que des stratégies novatrices sont une nécessité absolue pour mettre les jalons de véritables politiques internationales, régionales et locales.
L’UNESCO entend accompagner ses 191 États membres dans la formulation de leurs politiques, en repensant la relation entre tourisme et diversité culturelle, entre tourisme et dialogue interculturel, entre tourisme et développement. C’est ainsi qu’elle pense contribuer à la lutte contre la pauvreté, à la défense de l’environnement et à une appréciation mutuelle des cultures.

Préservation

Le tourisme est devenu une des activités les plus importantes, et l’écotourisme et le tourisme culturel font partie des secteurs qui connaissent la plus forte croissance à l’échelle internationale.
Avec plusieurs millions de visiteurs sur les 851 sites du patrimoine mondial, le tourisme est devenu une des fonctions les plus importantes des sites du patrimoine mondial et sa gestion une question cruciale pour leur préservation.
Un problème majeur se révèle souvent avec l’absence de personnel qualifié ainsi que le manque d’expérience des populations locales, comme des responsables politiques, pour faire du tourisme un outil de préservation de la biodiversité et de la diversité culturelle.

By Hôtel*** Restaurant gourmand Coco Lodge Majunga.

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