Les lémuriens sont incontestablement les animaux les plus célèbres de Madagascar. On les considère comme les ancêtres des singes, plus exactement comme de lointains cousins.

La famille des lémuriens comporte 36 espèces dont la grande majorité ne se trouve que sur l’Ile Rouge.

A la différence de l’Afrique où les lémuriens ont disparu face à la compétition avec les autres primates, ceux de Madagascar ont pu évoluer en toute quiétude sur cette grande île éloignée. On pense que les premiers lémuriens sont arrivés à Madagascar sur des troncs flottants, à la suite de catastrophes naturelles. Ces lémuriens qui colonisèrent l’île étaient des animaux très primitifs. Ils étaient semblables aux plus petits lémuriens actuels : les Microcèbes, de la taille d’une souris. Les lémuriens vécurent heureux jusqu’à l’arrivée de l’homme en 600 après J.C. Dès lors, la destruction de leur biotope et leur chasse intensive ont fait disparaître à tout jamais plusieurs espèces.

Désormais, Madagascar compte 24 espèces de lémuriens connues, avec la découverte de trois nouvelles espèces par des scientifiques malgaches, allemands et américains.

Microcebus ganzhorni, microcebus manitatra et microcebus Boraha. Trois nouvelles espèces de microcèbes, petits lémuriens nocturnes endémiques de Madagascar, viennent d’être découvertes et décrites récemment par des scientifiques de l’Université d’Antananarivo, du Centre allemand de Primatologie (DPZ ou Deutsches Primatenzentrum), de l’Université du Kentucky et de l’American Duke Lemur Center (DLC). Ce, après plusieurs expéditions scientifiques et le recours à de nouvelles méthodes d’identification génétique.

Deux des trois nouvelles espèces ont été découvertes dans le Sud-Est de Madagascar, tandis que le troisième, sur l’île Sainte-Marie. La première, baptisée microcebus ganzhorni (microcèbe de Ganzhorn) porte le nom du Pr. Jörg Ganzhorn, écologue de l’université de Hambourg qui initie les activités de recherche du DPZ à Madagascar. Il a travaillé durant des décennies dans la recherche sur les lémuriens et pour leur protection. La seconde espèce a été baptisée microcebus manitatra pour symboliser l’expansion d’un sous-groupe de microcèbes provenant de l’Ouest de Madagascar. La troisième espèce nommée microcebus Boraha, a évidemment été ainsi nommée en référence à l’île Sainte-Marie, lieu de sa découverte, cette île se nommant en malgache Nosy Boraha.

Distinction.
La différenciation des espèces de microcèbes reste un exercice difficile, leurs caractéristiques physiques, telle leur fourrure ou encore leurs yeux globuleux rendant pratiquement impossible leur distinction à l’œil nu. Aussi les scientifiques ont-ils recours à de nouvelles méthodes d’identification génétiques avancées. Par ailleurs, l’analyse a confirmé le statut des 21 espèces de microcèbes décrites antérieurement. Rappelons que les dernières descriptions de nouvelles espèces de lémuriens remontent à environ trois ans. Parmi elles, le microcèbe de Madame Berthe, pesant à peine 30 grammes et reconnu comme étant le plus petit primate au monde. Ce microcèbe a été découvert par les scientifiques du DPZ en 1993 dans la forêt de Kirindy.

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